Nos avis sur les films

Nos avis sur les films
The Trouble with Jessica

L'histoire :
Sarah et Tom sont en proie à de graves difficultés financières : leur seule solution est de vendre leur maison londonienne. Lorsque leurs amis débarquent pour un dernier dîner, Jessica, une vieille amie, s’invite et se joint à eux. Après une dispute à première vue sans importance, Jessica se pend dans le jardin. Tom s’apprête à appeler la police lorsque Sarah réalise que si l’acheteur l’apprend, la vente tombera à l’eau, ruinant ainsi leur couple. La seule façon de s’en sortir est de ramener le corps de Jessica dans son propre appartement. Après tout, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?
Notre avis :
Un point de départ assez simple : Un dîner entre amis, une tuile avec un cadavre et les ennuis qui commencent ! C’est simple, efficace, à l’humour noir bien ciselé et un jeu de massacre en règle avec des vérités qui se dévoilent, des secrets inavoués et un comique de situation bien à propos le tout porté par un casting de choix emmené notamment par un Alan Tudyk qui fait le pitre avec toutes ses expressions.
L’escalade dans les problèmes, la mise en scène très théâtrale dans un quasi hui-clos, les surprises et scènes vraiment tordantes par moment font de cette comédie noire un bon divertissement.
Une comédie so british et classy
Silver Haze

L'histoire :
Franky, infirmière de 23 ans, vit avec sa famille nombreuse dans l’est de Londres. Quand elle était enfant, elle a vécu un événement traumatisant qui l’a laissée gravement brûlée. Obsédée par l’idée de trouver le coupable et sa soif de vengeance, elle est incapable de nouer des relations sérieuses. Jusqu’à ce qu’elle tombe éperdument amoureuse de Florence, l’une de ses patientes. Ensemble, elles se rendent sur la côte où Florence vit avec sa famille hétéroclite, plus ouverte d'esprit. C'est là que Franky trouve le refuge affectif qui lui permettra d'affronter les rancoeurs du passé.
Notre avis :
Cette rencontre entre deux cœurs brisés nous a beaucoup touché entre tendresse, mélancolie, drames de la vie le tout sur une BO enivrante.
Une histoire d’amour naissante entre deux femmes l’une gravement brulée et meurtrie jusque dans sa chair et en proie à la recherche de la vérité sur l’incendie qui l’a défigurée et l’autre en mal être qui a tenté de mettre fin à ses jours et qui n’y arrive dans les relations.
Deux femmes, deux portraits très fort et une alchimie précaire, parfois lumineuse, mais souvent tortueuse qui se crée entre ces deux personnages.
Silver Haze ne laisse clairement pas indifférent et brasse beaucoup de thématiques sociales mais toujours avec une vraie sensibilité jusque dans sa dernière scène.
Dead Shot

L'histoire :
Lorsqu'une embuscade à la frontière de l'Irlande du Nord tourne mal, Michael, un ancien paramilitaire irlandais, est témoin de l'assassinat de sa femme enceinte par le sergent britannique Tempest. Présumé mort, il s'échappe et poursuit sa vengeance dans les rues sombres et dangereuses du Londres des années 1970. Au milieu du conflit entre les Britanniques et l'IRA, nous assistons à la quête de Michael pour venger la mort de sa femme. Brut et haletant, Dead Shot est un thriller plein d'adrénaline qui pose la question du prix de la vengeance.
Notre avis :
Si la thématique de l’IRA et du conflit armé n’est pas nouvelle et a déjà été traitée dans de nombreux films anglais Dead Shot amène ce vent de fraicheur et de nouveauté via un polar articulé autour d’une vengeance inversée où c’est bien un activiste qui décide de se venger des autorités suite au décès tragique de sa femme.
Le film est totalement prenant et se joue justement de cette inversion laissant ainsi un spectateur en proie aux doutes : doit il prendre position pour l’ennemi ou pour les forces locales.
Dead Shot nous ramène aussi dans les années 70 avec ses décors et une BO électro très réussie assez typique des films de l’époque et montre un réseau et son organisation.
Tir réussi pour Dead Shot !
How to Have Sex

L'histoire :
Pour fêter la fin du lycée, Tara, Skye et Em et leurs amis s’offrent leurs premières vacances dans une station balnéaire méditerranéenne très fréquentée. Le trio a l’intention de boire, d’aller en boîte, de faire la fête et de fricoter avec les colocataires anglais rencontrés à leur arrivée. Pour la jeune Tara, ce séjour d’excès a la saveur électrisante des premières fois. Face à l’euphorie collective, est-elle vraiment libre d’accepter ou de refuser chaque expérience qui se présente à elle ?
Notre avis :
La claque du festival ! Si le début du film nous ramène à d’autres productions sur les spring break , ces évènements de lâcher prise total pour les étudiants venus chercher alcool et sexe sans retenue, le film s’en détourne très vite et préfère s’attarder sur son personnage principal, cette jeune femme qui va subir une agression.
How To have Sex n’est pas démonstratif dans les excès et débauches dont il parle et tout est suggéré, hors champ ou non visible mais joue beaucoup du secret, des non-dit, des réactions et instaure un climat très pesant. Le spectateur est perdu comme l’héroïne et se demande ce qui a bien pu se passer.
Une lueur dans le chaos , dans un monde d’excès et de débauche . Un film porté par une jeune actrice rayonnante. Un premier long maîtrisé
Silent Roar

L'histoire :
Ben Larg, champion de surf écossais de 14 ans, n’a pas peur des défis, lui qui participe à des compétitions depuis l’âge de 11 ans. Quel plus grand défi pour un jeune surfeur que rider l’une des plus grandes et dangereuses vagues du monde, celle de Mullaghmore en Irlande ? S’il réussit, il rejoint l’élite. S’il échoue, les conséquences peuvent être terrifiantes. Le danger, la chance, le dilemme que connaissent ses parents, se heurtent et propulsent Ben et sa famille vers un destin inconnu.
Notre avis :
La surprise de la sélection avec un film loufoque totalement dépaysant sur un jeune surfer décidé a ne pas abandonner son père disparu en mer et croire en son retour.
Il y a le décor, ces paysages assez désertiques, cette mer imposante et ce duo de jeunes interprètes. Mais il y aussi cette approche de la religion qui change radicalement et vous fera peut être avoir une autre vision.
Un film qui fait du bien et qui nous entraine avec lui dans sa douce folie. Une vague de fraîcheur surfée par deux jeunes talents.
Le Royaume de kensuke

L'histoire :
Un jeune garçon et son père embarquent sur un voilier, pour le voyage de leur vie. L'excitation se transforme en terreur lorsqu'une violente tempête éclate et que Michael et sa chienne, Stella, tombent par-dessus bord. Terrorisés, ils échouent sur une île déserte et tentent de survivre. Un jour, Michael est interpellé par un ancien soldat japonais qui vit secrètement sur l'île depuis la Seconde Guerre mondiale. Alors que de redoutables envahisseurs menacent leur fragile île paradisiaque, Michael et le vieil homme, Kensuke, unissent leurs forces pour sauver leur monde secret.
Notre avis :
Intéressant de découvrir un film d’animation dans la sélection de cette 34ème édition du Festival. Une adaptation d’un roman bien connu en Angleterre qui n’est pas sans rappeler plus ou moins Robinson Crusoé à la différence qu’il s’agit ici d’un jeune garçon qui s’échoue sur une île où des années auparavant un officier japonais avait lui-même échoué.
Le film est déjà très beau dans son dessin et son animation et véhicule de nombreuses émotions : l’apprentissage , la découverte des autres , l’acceptation.
On en ressort très ému et ravis aussi. Une belle parenthèse et une invitation au voyage et à la curiosité.
Barber

L'histoire :
Val Barber, détective privé, traite essentiellement de fausses déclarations d'assurance et des affaires extraconjugales, lot quotidien des détectives. Habitué à conserver ses propres secrets, il est parfaitement à l’aise dans son métier. Lorsque qu’une nouvelle cliente l'engage pour retrouver sa petite-fille disparue, ses investigations prennent une tournure plus sombre… Des secrets enfouis depuis longtemps commencent à refaire surface de manière inattendue. Sa vie personnelle commence à s'effilocher quand ses secrets reviennent le hanter, l'obligeant à se remettre en question.
Notre avis :
Barber a tout du bon polar intelligent et ancré dans notre société dont il exergue les maux : Intolérance à tous les niveaux, corruption, délicat sujet de Metoo.
Son détective privé campé par l’excellent Aidan Gillen est tout ce qu’il y a de plus normal et cela change de ne pas avoir un alcollique notoire et complètement perdu.
Une vraie enquête se dessine peu à peu dans un monde totalement corrompu jusqu’au plus haut et dans des histoires sombres et abjectes.
Très bonne Bo également.
On a en tous les cas envie de revoir ce personnage de Barber et cela pourrait être le cas puisqu’une série serait en cours d’écriture. Wait and See.